Piéger les dispositifs de Vidéo Surveillance avec un masque imprimé en 3D

Piéger les dispositifs de Vidéo Surveillance avec un masque imprimé en 3D

Quelles meilleures icônes de la société de surveillance décrite par Michel Foucault que les caméras qui jonchent les coins de rues ? Des dispositifs qui ne sont pas anodins et qui portent en eux des débats sécuritaires et/ou éthiques. Surtout à l’heure où les logiciels de reconnaissance faciale commencent à agrémenter les systèmes vidéos. Si le débat semble moins vif ces derniers temps, c’est peut-être pour ça que l’artiste Leo Selvaggio vient de présenter son dernier projet sur le site Indiegogo. Il consiste à « piéger » les caméras « publiques » en portant un masque imprimé grâce au procédé de stéréolythographie, réplique du visage de l’artiste (si vous êtes prêts à débourser 400$ sinon un masque en papier fera l’affaire).

Une occasion unique pour des milliers de personnes de tromper les caméras de vidéosurveillance en arborant un visage qui n’est pas le leur. URME : c’est le nom de ce projet repose sur une service en ligne : http://thatsmyface.com/. Ce dernier permettant à tout à chacun d’imprimer divers objets (dont des masques) à son effigie. Toujours est-il que l’impression 3D sert ici un parti pris idéologique en rendant possible une critique et en créant un parasite aux logiques de vidéo surveillance.

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Cet article a été rédigé par +Francois

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