5 imprimantes 3D hors normes

5 imprimantes 3D hors normes

Apparues dans les années 80, les premières imprimantes 3D portaient déjà en elles la volonté de transformer les méthodes de fabrication et de conception d’objets rares ou courants. Ces derniers temps, cette course est devenue effrénée et ce sont des secteurs inattendus qui voient des ingénieurs de tous les pays travailler sur des machines étonnantes.

L’alimentaire, l’industrie, le BTP ou tout “simplement” le Grand Public sont quelques uns des secteurs qui risquent de voir dans la prochaine décennie l’impression transformer ou influencer les pratiques. Voici pour preuve 5 imprimantes 3D hors-normes. Soit parce qu’elles sont les pionnières dans l’attaque d’un secteur économique soit parce qu’elles possèdent des capacités ou des caractéristiques étonnantes.

L’imprimeuse de maison

BetAbramPlusieurs mètres de haut, naviguant sur des rails et qui extrude du béton : c’est l’imprimeuse de maison. Plusieurs équipes travaillent actuellement sur cette bête qui est déjà bien réelle. Ce sont des chinois qui, les premiers, ont présentés au public les résultats d’une “imprimeuse de maison”. En une journée pas moins de 10 maisons (les fondations de béton) sont sorties de terre pour un coût unitaire estimé à… 5000$. Mais la concurrence s’annonce rude : une entreprise slovène BetAbram annonce la commercialisation d’imprimantes à béton à partir d’Août 2014.

L’imprimante 3D alimentaire

piqchocoLa plus connue pour avoir réussie à faire le buzz est Foodini qui doit arriver dans les premiers foyers de particuliers prochainement. Foodini travaille tout ce qui ressemble (ou peut ressembler) à de la pâte. Du pain, des nouilles et aussi des produits laitiers s’apparentant au fromage. Mais elle n’est pas la pionnière ni la seule challengeuse. La relation entre l’alimentaire et l’impression 3D à commencer avec le sucre et la société Sugar Labs (rachetée par le leader 3D Systems depuis). Mais déjà, ce sont du chocolat, des pizzas et des pâtes de fruit qui ont été imprimés. Un secteur peut-être étonnant pour nous, Français et notre rapport sacralisé à la nourriture, mais qui porte de nombreuses promesses.

L’imprimante 3D en… Lego

imprimante 3d lego3Pas facile de voir arriver le mouvement de l’impression 3D sans pouvoir y participer faute de moyens. Qu’à cela ne tienne ! Matthew Krueger a attentivement observé les plans d’une autre imprimante 3D et a ressorti ses caisses de Lego comprenant notamment un des kits robotiques développés par la marque danoise. La seule pièce ne venant pas de la firme aux briques colorées est l’extruder qui est en réalité un pistolet à colle. Mais les plans originaux ont été partagés à la communauté et on s’attend à revoir cette imprimante Lego ressortir un jour.

Geoweaver, l’imprimante Mobile

geoweaver3L’une des plus grandes contraintes des imprimantes 3D reste finalement la taille du plateau sur lequel les objets se créent. Des étudiants de San Francisco ont souhaité s’en affranchir en créant un prototype étonnant à 6 pattes : Geoweaver. Moteurs Servos et une caméra qui permet de calculer la position de la machine en temps réel prouvent bien la volonté des étudiants de pousser l’impression 3D hors du bureau où elle serait tranquillement installée. D’ailleurs, c’est un pistolet à colle qui est monté dessus : preuve là encore que Geoweaver est avant tout un prototype sur la faisabilité d’une imprimante 3D tout-terrain.

La plus grosse imprimante 3D du monde

china3Elle est chinoise et est capable d’imprimer des morceaux métalliques de 6 mètres de long ! Bon, vous ne pourrez pas la mettre dans votre chambre avec ses 28 mètres de long sur 23 de large et 9,5 mètres de haut mais elle peut imprimer des pièces pesant la bagatelle de 300 tonnes. La Chine est à la pointe des ces imprimantes géantes qu’elle réserve aux industries aéronautiques mais également énergétiques. Ces imprimantes 3D ne font pas que battre des records, elles représentent aussi des gains de temps, de coûts et d’efficacité en façonnant plus rapidement les outils en réduisant au strict nécessaire (c’est à dire proche de 0) les déchets. Ces derniers sont en effet la matière non agglomérée dans l’objet imprimé et servent donc de la même manière pour l’objet suivant.

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Cet article a été rédigé par +Francois

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