Les imprimantes 3D Open Source

L’aventure de l’impression 3D commence à la fin des années 80. En 1984 précisément où un certain Charles Hull (aujourd’hui cofondateur de la société 3D Systems) invente le procédé de Stéréolithographie. Pour la première fois une machine fait le pont entre le modèle numérique et l’objet en 3 dimensions.  Malgré quelques hauts faits d’armes (principalement dans la recherche médicale), il faudra attendre le milieu des années 2000 pour voir l’impression 3D se développer dans la sphère publique. Et la Licence OpenbSource n’est pas étrangère.

Les pionniers : le Projet RepRap

Le projet RepRap est directement ou indirectement lié à l’ensemble des imprimantes 3D personnelles. Directement, car bon nombre de machines sont directement issues de la communauté RepRap. Indirectement, car le projet RepRap fait figure de pionnier dans ce domaine.

Le projet RepRap a été initié par un universitaire : le Dr Adrian Boyier de l’université de Bath. Dès le départ, le projet se monte avec une volonté ferme : créer une machine capable de produire la majorité des pièces nécessaires à son fonctionnement. Le projet entend apporter des micro-unités de production le plus accessible à tous aussi bien pratiquement qu’économiquement.

Le projet prédominant sur les intérêts économiques de ses initiateurs, c’est logiquement l’Open Source qui est choisit. N’importe qui peut alors apporter sa pierre à l’édifice du Projet RepRap. Nous sommes alors en 2005 et pour la première fois, l’impression 3D devient une affaire de particuliers, passionnés certes, mais dégagés des logiques industrielles et micro-économiques.

Vers le Grand Public

2 ans plus, mi 2007, le pari RepRap est réussi : la première imprimante auto-répliquante est dévoilée. Darwin. Et force est de constater qu’elle porte bien son nom puisqu’elle est à la base de nombreuses machines distribuées ou commercialisées (voir image ci-dessous).

Cliquez sur l'image pour voir le document original sur le site RepRap.org

Cliquez sur l’image pour voir le document original sur le site RepRap.org

2 ans seulement après l’arrivée de Darwin, la société Markerbots Industries commercialise auprès du Grand Public CupCake un kit permettant d’assembler son imprimante 3D et  accessoirement de créer ses propres objets.  Proche de la philosophie Open Source, c’est la tendance DIY (Do It Yourself) qui s’empare alors de l’impression 3D.

Les autres imprimantes 3D Open Source

Un projet similaire au RepRap Project en bien des points a également été initié par une équipe d’universitaires. Fab@Home a été initié par Hod Lipson and Evan Malone de l’université américaine de Cornell dans l’état de New York. Créé la même année que le Projet RepRap, Fab@home se concentre sur des modèles précis baptisés Models. Là encore, l’idée est de mettre à contribution une communauté capable de créer des imprimantes 3D polyvalentes et accessibles.

candyfabLe dernier grand acteur de l’impression 3D Open Source est Candyfab. Il s’agit là d’une imprimante spécialisée dans l’impression culinaire. Initiée par des scientifiques artistes indépendants un peu Géo Trouve-tout., les Evil Mad Scientist Laboratories, leurs imprimantes CandyFab travaillent le sucre. Leur slogan ? La révolution sera caramélisée. Loufoque ? Sûrement un peu. Il n’empêche que là encore la communauté est mise à contribution pour améliorer les CandyFab.

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Cet article a été rédigé par +Francois